Petit dej’ de la recherche – Dissociation

Le saviez-vous ? A chaque semaine de formation à l’ARCHE, l’équipe de formation a droit à un petit déjeuner de la recherche ! Il s’agit d’un moment convivial où on aborde des questions à la charnière entre recherche, pratique et formation.

Aujourd’hui, les discussions se sont axées sur le concept de « dissociation ». Je vous partage une des nombreuses idées que nous avons eu le loisir de discuter dans ce moment privilégié.

Nous avons discuté quatre visions de la dissociation qui correspondent à quatre groupes avec des intérêts, des cultures et des visions différentes.

La première vient de la recherche où le mot « dissociation » signifie que des systèmes cognitifs habituellement en communication n’échangent plus d’information. Dans ce cas, on peut parler de découplage ou de dissociation de manière équivalente. Par exemple une dissociation régulière que tout le monde vit, c’est d’arriver devant un placard pour chercher quelque chose et de ne plus savoir quoi. Dans ce cas, l’intention a bien conduit le comportement, mais il y a eu une perte de cette intention qui fait qu’on n’en est plus conscient (et qu’on n’est pas capable de la récupérer, même avec un effort). Ce genre de dissociation n’est pas pathologique en soi et se produit régulièrement chez tout le monde.

La seconde version vient de la psychologie clinique et de la psychiatrie. « Dissociation » dans ce cas, fait référence à un ensemble de symptômes organisé en trouble (trouble dissociatif). Il faut rappeler que les catégories nosographiques sont très approximatives aujourd’hui, avec beaucoup de superposition entre les troubles, beaucoup de comorbidités et le problème qu’un trouble ne correspond pas à une étiologie ni à un plan de traitement spécifique. Les symptômes classiques des troubles dissociatifs sont l’émoussement émotionnel, l’amnésie, la disruption de l’identité, une déréalisation et/ou une vie imaginative intense.

La troisième est une utilisation du mot « dissociation » pour référer à un courant théorique en psychologie qui a principalement commencer avec Janet. L’idée est que l’esprit humain est mieux compris comme un ensemble fluide de sous-personnalités plus ou moins bien intégrées et coordonnées. La version la plus moderne de cette famille, c’est la théorie de la dissociation structurelle.

Dernièrement, il y a la PNL qui utilise le terme « dissociation » (comme dans le protocole de double dissociation) pour faire référence à la perspective en première personne, c’est-à-dire là où se situe la « caméra » de l’expérience subjective (dans l’imaginaire). Dans cette perspective on utilise le mot « associé » quand cette perspective à la première personne est là où se situe le corps de la personne et « dissocié » quand cette perspective est ailleurs.

Merci à l’équipe de formation, vous êtes formidable !

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